Les 8 erreurs à éviter après une prothèse de genou
Certaines erreurs très courantes peuvent ralentir votre récupération ou créer des complications. Voici comment les identifier et les éviter facilement.
La récupération après une prothèse de genou demande du temps, de la patience et de la discipline. Mais elle demande aussi d’éviter certains comportements qui, bien qu’ils partent souvent de bonnes intentions, peuvent nuire à votre guérison. Voici les 8 erreurs les plus fréquemment observées chez les patients après une PTG.
Arrêter les médicaments trop tôt
Par peur de la dépendance ou parce qu’on se sent un peu mieux, beaucoup de patients arrêtent leurs antalgiques avant la fin de la prescription. Résultat : la douleur revient plus forte, perturbe le sommeil et freine la rééducation.
En faire trop dans les premiers jours
Certains patients, soulagés d’être rentrés chez eux, reprennent des activités trop tôt — marche prolongée, tâches ménagères, escaliers à répétition. Cela accentue l’inflammation et ralentit la cicatrisation.
Éviter les exercices de rééducation par peur de la douleur
Par peur d’avoir mal, certains patients font peu ou pas leurs exercices. Sans travail musculaire régulier, l’articulation peut se raidir progressivement et la flexion ne progresse plus. C’est l’une des causes les plus fréquentes de mauvais résultats à long terme.
Ne pas surélever la jambe régulièrement
Beaucoup de patients restent assis les pieds à plat au sol des heures durant. Cette position aggrave le gonflement et le retour veineux. C’est pourtant l’une des erreurs les plus simples à corriger.
Appliquer de la chaleur sur le genou opéré
Réflexe courant : appliquer une bouillotte sur un genou douloureux. Après une chirurgie récente, c’est exactement l’inverse de ce qu’il faut faire. La chaleur augmente l’inflammation et le gonflement.
Reprendre la conduite sans accord médical
Reprendre le volant avant l’accord de votre chirurgien est dangereux pour vous et pour les autres. En cas d’accident, votre assurance pourrait ne pas vous couvrir. Le délai varie selon le côté opéré et le type de véhicule.
Ignorer les signaux d’alerte
Fièvre persistante, rougeur et chaleur croissante autour de la cicatrice, écoulement inhabituel, douleur soudaine dans le mollet… Certains patients attendent en espérant que ça passe. Ces signes peuvent indiquer une infection ou une phlébite — deux complications qui nécessitent une prise en charge rapide.
Se comparer aux autres patients
« Mon voisin marchait sans béquilles à 3 semaines, et moi pas encore. » Les comparaisons avec d’autres opérés sont une source d’anxiété inutile. Chaque récupération est unique et dépend de dizaines de facteurs individuels.
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